Les premiers hommes qui ont
parcouru le Florival, ont pénétré dans une forêt dense qui partout faisait
obstacle, peuplée de bêtes sauvages : aurochs, ours et loups. Les premiers
occupants de la forêt (silva) que les Romains avaient baptisés de
« sauvages » (selvatici) se mueront au cours des siècles en exploitants
avisés des richesses sylvestres. Pour se chauffer d’abord, pour construire
leurs maisons ensuite, pour meubler ces dernières enfin, ils deviendront
bûcherons, charpentiers, menuisiers… Bientôt il ne restera plus un coin de
forêt qui n’ait vu la hache ou le passe-partout. C’est là qu’interviennent
les gestionnaires de la forêt que sont les ingénieurs, brigadiers et agents
forestiers.
Après une présentation et une
histoire de nos forêts parues dans le N°6/1991, le présent numéro de S’Lindeblätt
entame le vaste sujet des métiers du bois et de la forêt dans le
Haut-Florival. Une fois encore, je ne puis que rappeler la justesse du
premier éditorial de S’Lindeblätt : « Les générations passées nous ont
marqué de leur empreinte : elles se sont elles-mêmes modelées en fonction
d’une nature à la fois sauvage et bienveillante, ingrate et magnifique. Cet
environnement a orienté les activités économiques de ses premiers habitants
et a certainement façonné leur mentalité. Il n’a jamais cessé d’être source
de matières premières et d’énergie, mais aussi d’émerveillement et de paix
intérieure. ». Il s’applique en tous points à ce que vous pourrez lire dans
ce numéro.